Le Rd. Père Louis A. Favre est né à Bellevaux (Hte Savoie), lieu dit les Fayets, le 3 novembre 1910. Il habite chez ses parents, dont il est le 3ème d’une fratrie de 4 enfants.
Son père : Joseph Marie Favre, et sa mère Marie Julie Voisin sont également originaires de Bellevaux.
Le père Favre perd son père lors de la guerre de 1914-18, le 18 mars 1917 ; il n’a alors que 6 ans et demi à cette époque. Cet évènement va le bouleverser et le marquer des empreintes de la douleur.
Son père repose en Alsace, dans le cimetière national de Chêne-Millet, à METZERAL, près d’un lieu tristement célèbre : Le Linge, dans la région de Munster. Sa tombe porte le n°76.
Souvenir d’enfance, évoqué par son frère Jean et sa sœur Albertine, avec beaucoup d'émotion : le Père Favre vient à la rencontre de son père qu’il croit en permission. En fait, le militaire qu’il vient embrasser est là pour annoncer la mort de son père. Ce souvenir n'a-t-il pas été un élément essentiel qui va l'éclairer dans ses choix ?
Très tôt, le Père Favre part faire ses études au Juvénat de Ville la Grand, près d’Annemasse, où ses bons résultats le font figurer au Tableau d’honneur.
Élève studieux et appliqué, le père Louis Adrien poursuit sa préparation ecclésiastique à l’Université de Fribourg, en Suisse, où il sera ordonné prêtre en 1936, dans la Communauté des Missionnaires de Saint François de Sales. Par la suite, il sera nommé professeur à l’Institut Florimont, à Genève, où il laisse un souvenir attachant.
Sous-officier de réserve, instructeur jusqu’à la débâcle, il est mobilisé en 1939, puis après l’armistice, c’est au Juvénat de Ville la Grand qu’il retourne, cette fois en qualité de professeur. Il est âgé alors de 29 ans.
Doté d’une grande sensibilité et d’une chaleur fraternelle, il a un goût inné pour les arts, et particulièrement, la musique, le théâtre, la poésie.
Il exerce une irrésistible attirance sur son entourage. Homme de convictions profondes, il refuse la défaite, l’oppression allemande, et décide de s’engager dans la Résistance.